VRAIVILLE ET SON HISTOIRE

 

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Paroisse des : doy. de Louviers – Vic. et Elect. de Pont de l’Arche – Diocèse, Parlement et Gén. de Rouen,

Vers 1014, Richard II duc de Normandie donna à l’église de Chartres, dont Arnoul, son confesseur était évêque, le patronage et la terre de Ebrardivilla, Vraiville, avec la dîme de la chasse de la forêt de Bort.

L’archevêque Rotrou et le roi Henri II confirmèrent cette libéralité.

Les avantages de cette donation furent affectés à un dignitaire du chapitre de Chartres qui prit le titre de Grand Prévôt de Normandie et que conserva jusqu’en 1791 le patronage de l’église Notre-Dame de Vraiville et la seigneurie de la paroisse.

En 1171, un accord intervint sous la médiation du roi Henri II entre le chapitre de Chartres et le prévôt de Vraiville.

Geofroy le Danois fut nommé avec le bailli de Rouen en 1319 pour asseoir une rente sur la terre de Vraiville, en faveur du chapelain de la chapelle de Quatremare, fondée par Pierre, sire de Chambly.

Le 2 novembre 1484, Pierre de Cerisey conseiller au parlement de Paris était prévôt de Normandie, il permuta le 22 octobre 1491 avec Bertrand Charbonneau pour la cure de Saint Germain l’Auxerrois à Paris.

Le 4 janvier 1492 Bertrand Charbonneau céda la cure de Vraiville à Antoine de la Vove, qui lui-même la céda en 1506 à Michel de Courdemanche, curé de Saint Jean du Boullay.

François Bohier, prévôt de Normandie, chanoine de Chartres en 1522, avait en 1556 les titres d’évêque de Saint Malo et d’abbé commendataire de Notre-Dame de Bernay, il mourut en 1562.

On prétend que cette même année, il y eut au quartier de Bréholles, paroisse de Vraiville, une rencontre sanglante entre les Calvinistes et l’armée royale.

Le 31 décembre 1587, Maturin Pasquiet, chanoine de Chartres, était prévôt de Normandie, seigneur de Vraiville.

« Gilles Hallin est nommé le 7 juin 1605 curé de Vraiville – vacant par le scandale et délit, commis par Richard Cirette, prêtre, soi-disant curé. »

Le 8 juin 1619, Louis Fumée, chanoine, prévôt de Normandie, seigneur patron de Vraiville présenta Nicolas de Beaulieu à la cure de cette paroisse.

En 1631 Othier Chatelain, chanoine, prévôt de Normandie à Chartres possédait le fief et seigneurie de Vraiville, et à ce titre, il demandait le retrait d’une rente de 12 mines de méteil  du fief de Martot, relevant de Vraiville. Pierre Vigor, conseiller au parlement, acquéreur de la rente, soutenait Chatelain non recevable ; une sentence des requêtes du Palais à Paris du 2 juillet 1640, maintient Chatelain dans la possession de la rente foncière dû à l’aînesse roturière de Martot, relevant de Vraiville. Vigor appela au Parlement qui confirma la sentence, puis il se pourvut au Conseil privé du roi qui décida le 23 octobre 1643 que dans l’année et jour, Chatelain devrait vider ses mains du fief, les ecclésiastiques ne pouvant en Normandie, exercer la retenue féodale.

Jean-François Faure, abbé de Brelise, prévôt de Normandie à Chartres et en cette qualité seigneur spirituel et temporel de Vraiville, reçut un aveu le 12 juillet 1689 de terres relevant  de son fief.

Le 2 janvier 1742 Bernard Marie Gabriel Jubert dit l’abbé de Bouville fut nommé prévôt de Normandie ; il avait encore cette dignité en 1768 et par suite il était seigneur temporel et spirituel de Vraiville.

Il y a quelques années, en réparant le pavage de l’église de Vraiville, on a découvert dans le chœur un sarcophage en pierre rempli d’ossements appartenant à l’époque mérovingienne.

On a conservé dans le pays, le souvenir d’un fanatique républicain, Dagomer de Gaillon qui, en 1793 parcourait la campagne en prêchant le culte de la raison et qui se blessa grièvement à la tête en renversant une croix plantée à l’entrée ouest de la commune, croix que les habitants se hâtèrent de relever dès les premiers jours du rétablissement du culte.